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Les polyphonies de la tolérance à Calvi

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Les Rencontres Polyphoniques de Calvi accueillent jusqu’au 17 septembre des ensembles vocaux venus du monde entier. C’est la philosophie de ce rendez-vous devenu incontournable en plus de 20 ans d’existence. Le trio composé de Françoise Atlan, Fadia Tomb El-Hage et Patrizia Bovi a ému les spectateurs en unissant les chants juifs, musulmans et chrétiens dans une polyphonie de tolérance.

Dès que l’on parle de polyphonies, ce sont celles de l’ïle de Beauté qui nous viennent immédiatement à l’esprit. Mais les polyphonies sont plurielles et pratiquées dans le monde entier. C’est pour cela que les Rencontres de Calvi ont reçu, en plus de 20 ans des Bulgares, des Géorgiens, des Amérindiens, des Inuits, des Tibétains, des Africains, des Indonésiens, des Néo-Calédoniens, des Réunionnais, des Syriens, des Marocains. C’est bien l’esprit de ces rencontres : s’ouvrir sur le monde et faire passer un message de fraternité et de tolérance.

Trois femmes, trois religions, un Dieu

Pour preuve, cette année Patrizia Bovi, Françoise Atlan et Fadia Tomb El-Hage, trois grandes voix de la Méditerranée étaient réunies sur scène pour célébrer les trois religions du Livre. Entre odes à la Vierge, hymnes juifs tirés du Cantique des Cantiques et chants soufis, le trio a fait passer un message de tolérance. Moments forts du concert : un « Kirye eleison » de la tradition chrétienne maronite chanté… en langue arabe et un chant soufi interprété par la chanteuse libanaise Fadia Tomb El-Hage, mi-catholique, mi-chrétienne orthodoxe.

« J’ai grandi et je vis à Beyrouth. On entendait toujours à 5 heures du matin le muezzin qui chante et ma mère qui chante très bien aimait chanter avec lui. Même si ce n’est pas ma religion, ça rentre dans l’oreille.  »
Dans ce programme de voix sacrées, Fadia Tomb El-Hage reconnaît avoir appris des choses qui ne sont pas de sa culture religieuse. Elle s’est efforcée de représenter une religion qui n’est pas la sienne « de façon convaincante ».

Pas si simple dans le contexte géopolitique actuel. Ce sont les pouvoirs qui rendent les choses difficiles confirme la chanteuse italienne Patrizia Bovi : « C’est le pouvoir qui nous empêche de nous rencontrer parce qu’au niveau du langage musical il y a plein de choses en commun ». Et Patrizia d’ajouter : « La manière de louer Dieu dans les différentes religions utilise les mêmes mots. »

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